Témoignages

agissez pour elles maintenant
#LaRueAvecElles

Nicole

« Je n’ai appelé le 115 qu’une seule fois. C’est l’accueil de la Halte qui m’a encouragée à le faire. Jamais je n’aurais appelé. »

En arrivant au CHU Romain Rolland, j’étais un peu perdue. On m’a dit que le lendemain, je devais rencontrer une assistante sociale. Celle-ci m’a dit qu’elle allait me trouver une place en continu. 15 jours plus tard, elle me rappelait pour me dire que je pouvais revenir. Maintenant, on me recherche un studio. D’ici quelques mois, je devrais retrouver une vie normale.

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Laura

« Ce que j’aime, c’est rendre le sourire aux autres, voir que les gens ne se sentent pas inutiles, malgré les différences. »

Avoir une place dans la société. Comme les gens dans la rue. Ceux qui ont perdu espoir, que la société a oubliés, qui se sentent perdus. J’aimerais travailler dans un centre de réinsertion, dans un hôpital, ou un centre psychiatrique, avec des gens qui sont à la rue, pour qui il n’y a plus d’avenir.

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#LaRueAvecElles

F.

« Dans mes sacs il y a toute ma vie. »

J’ai le parfum, tout… l’huile de massage quand j’ai mal, la crème pour les mains, tout, tout est dans mon sac, la brosse à dent, même une plume d’oiseau pour me nettoyer les oreilles ! Tu ne sais pas où déposer tout ça. J’ai mal à la poitrine quand je respire à force de transporter mes bagages toute la journée.

#LaRueAvecElles

Francine

« Je reste toujours au bord, et quand j’aperçois des hommes, je change d’endroit. »

Depuis deux mois le plus souvent je dors dans un parc à Pont de Sèvres, parce qu’il y a moins de monde et moins de bruit là-bas. Je me sens en sécurité. Je fais attention.

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Laurence

« J’ai l’air assez fière sur les photos. Pourtant, je suis tombée très bas. »

Mais ce n’est pas parce qu’on vit des moments difficiles qu’on doit perdre sa dignité. Raconter ce qui m’est arrivé, ça ne me dérange pas. Au contraire. Ça peut servir de leçon : une femme dans la rue est en danger.

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Annette

« Je ne suis pas SDF mais je me suis retrouvée à la rue. »

La Police m’a parlé des urgences de l’Hôtel Dieu et de l’accueil à la Halte Femmes, où je suis allée. On m’a parlé du 115, mais quand j’appelais, on me demandait toujours de rappeler à 23h et à 23h on me disait qu’il n’y avait pas de place.

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Esther

« Les centres d’hébergement d’urgence, on m’avait dit que c’étaient pour les clochards, que c’étaient pas des endroits pour moi. »

Il y a un an, j’ai quand même fini par appeler le 115, parce que j’avais tout de la clocharde : pas de quoi manger à ma faim, aucune constance financière… Ce n’est pas de gaieté de cœur qu’on appelle.

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Myriam

« La nuit t’es une proie. Du coup, tu es obligée d’être invisible pour te protéger. »

Dans la rue je me suis fait agresser plein de fois. J’ai vu des gens se faire frapper, se faire fracasser des bouteilles sur la tête. La nuit t’es une proie. Du coup, tu es obligée d’être invisible pour te protéger. Mieux vaut ne pas trop sympathiser avec les gens. Moi je donne jamais mon vrai prénom par exemple, j’écoute la vie des gens mais je ne raconte pas la mienne.

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Fanny

« S’il n’y avait pas eu la Halte Femmes, personne ne se serait occupée de moi. »

Il y a deux ans, je cherchais mon chemin dans le 13ème arrondissement, je me suis perdue dans une cité et des mecs m’ont brûlée en jetant des fumigènes et des pétards sur mon dos.